Dysnomia - Alexandre Dupeyron, LesAssociés I PARCOURS FOTOHAUS BORDEAUX

Bernard Magrez Institut Culturel, Chateau Labottière, 16 rue Tivoli I Bordeaux


Exposition 31/03 - 13/04 2022


samedi et dimanche 13–18h

entrée 9/7€, dimanche 3 avril (Entrée gratuite)



Tirage : pièce unique, tirage multi-couches à la gomme bichro­ma­tée polychrome sur papier pur coton


"Par son œuvre, Alexandre Dupeyron a constitué entre ses séries d’ininterrompues conversations d’où il se dégage la sensation d’une matière universelle comme un trou noir. Les représentations élaborées, dont l’étrangeté n’est rien moins qu’évidente, lient l’abîme à l’invention. L’ensemble ne se fragmente pas. Le caractère de chaque représentation s’avère auxiliaire par rapport à l’essence du tout. Intuition pure du temps, on accorde ici le même genre d’existence à la nature, aux hommes et aux objets physiques. Tout se relie par le sensible.

Alexandre Dupeyron ne cherche pas à dissiper l’ambiguïté inhérente à la photographie saisissant des faits pour mieux les remodeler. C’est dans la substance même qu’il nous faut rechercher la nature de ce que nous sommes et dans l’essence des choses, éléments inséparables. De cette manière, ne peut ressortir de la contemplation des images ni clarté, ni explication, juste une combinaison poétique de la sensation, ce par quoi nous sommes touchés, confrontés à des espaces sans fin.

La photographie aujourd’hui, débarrassée de l’événement, affirme une autre présence. Le projet d’Alexandre Dupeyron s’inscrit dans une photographie de la jouissance pure dans laquelle il y a du plaisir à trouver dans la représentation la possibilité d’approcher le vertige de l’inconnu." François Cheval


Alexandre Dupeyron, franco-allemand, découvre très tôt la photographie. Après des études universitaires, il choisit de se consacrer à plein temps au photojournalisme. Son premier travail, sur le génocide au Darfour, fait l’objet de plusieurs publications et d’une exposition en 2006-2007 au Centre Mondial de la Paix (Verdun). En 2006, il part travailler trois ans au Maroc en tant que correspondant, puis à Singapour et en Inde, en freelance.


Parallèlement à des commandes de presse pour Géo, Le Monde, Le Figaro, Der Spiegel et Stern, il nourrit sa recherche photographique à partir des espaces interdits de notre humanité. Voyageur des confins, il approche au plus près ces mondes par-delà lesquels il n'y a pas de réponse immédiate, sauf peut-être celle de l’image. Depuis Monades Urbaines (2012) jusqu’à son travail actuel, Dysnomia, il ausculte de manière permanente le réel à travers la photographie. Il isole des moments suspendus qui accueillent toute sa subjectivité.


 

"Durch sein Werk hat Alexandre Dupeyron zwischen seinen Serien ununterbrochene Gespräche aufgebaut, aus denen sich das Gefühl einer universellen Materie wie ein schwarzes Loch ergibt. Die ausgearbeiteten Darstellungen, deren Fremdheit nichts weniger als offensichtlich ist, verbinden den Abgrund mit der Erfindung. Das Ganze wird nicht fragmentiert. Der Charakter jeder einzelnen Darstellung erweist sich als Hilfscharakter im Hinblick auf das Wesen des Ganzen. Als reine Intuition der Zeit wird hier der Natur, den Menschen und den physischen Objekten die gleiche Art von Existenz zugestanden. Alles wird durch das Sinnliche miteinander verbunden. Alexandre Dupeyron versucht nicht, die der Fotografie innewohnende Zweideutigkeit zu zerstreuen, indem er Tatsachen festhält, um sie besser umgestalten zu können. Wir müssen die Natur dessen, was wir sind, in der Substanz selbst suchen und im Wesen der Dinge, die untrennbar miteinander verbunden sind. Auf diese Weise kann aus der Betrachtung von Bildern keine Klarheit oder Erklärung hervorgehen, sondern nur eine poetische Kombination von Empfindungen, die uns berühren und mit endlosen Räumen konfrontieren. Die Fotografie heute, die vom Ereignis befreit ist, behauptet eine andere Präsenz. Das Projekt von Alexandre Dupeyron ist Teil einer Fotografie des reinen Genusses, in der es Spaß macht, in der Darstellung die Möglichkeit zu finden, sich dem Schwindel des Unbekannten zu nähern." François Cheval Der Deutsch-Franzose Alexandre Dupeyron entdeckte schon früh die Fotografie für sich. Nach seinem Universitätsstudium entschied er sich dafür, sich voll und ganz dem Fotojournalismus zu widmen. Seine erste Arbeit über den Völkermord in Darfur wurde mehrfach veröffentlicht und 2006-2007 in einer Ausstellung im Centre Mondial de la Paix (Verdun) gezeigt. 2006 ging er für drei Jahre als Korrespondent nach Marokko und arbeitete anschließend als Freelancer in Singapur und Indien.

Parallel zu Presseaufträgen für Géo, Le Monde, Le Figaro, Der Spiegel und Stern nährt er seine fotografische Forschung ausgehend von den verbotenen Räumen unserer Menschheit. Als Grenzgänger nähert er sich diesen Welten, jenseits derer es keine unmittelbare Antwort gibt, außer vielleicht die des Bildes. Von Monades Urbaines (2012) bis zu seiner aktuellen Arbeit Dysnomia untersucht er die Realität permanent mithilfe der Fotografie. Er isoliert schwebende Momente, die seine ganze Subjektivität aufnehmen.